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Saint Just de Bretenières | Just de Bretenières est né à Chalon-sur-Saône le 28 février 1838. Il descend d'une lignée de magistrats au Parlement de Bourgogne.
Dès son plus jeune âge, Just éprouve une attirance pour la vie missionnaire. En 1861, il entre au séminaire des Missions Etrangères de Paris, rue du Bac. Ordonné prêtre le 21 mai 1864, il s'embarque pour la Corée le 19 juillet suivant pour une traversée maritime de près d'un an.
Dès son arrivée, Just se donne à sa mission. Au bout de six mois à peine, il parle, prêche et confesse en coréen. Les catéchumènes viennent de loin pour se faire baptiser ou recevoir la communion.
Rapidement éclate une persécution contre les Européens et les Chrétiens. Just est arrêté le 26 février 1866. Sauvagement supplicié avec plusieurs autres prêtres, il meurt décapité le 8 mars 1866. Son corps mutilé est rapatrié en France par son frère pour être inhumé dans le caveau familial.
Le 6 mai 1984, il est canonisé par Jean-Paul II avec les 103 martyrs de Corée. Il repose dans une châsse installée dans le chœur de l'église de Bretenières en Côte d'Or.
Dates principales :
- Entré au Séminaire d'Issy-les-Moulineaux en novembre 1859
- Entré au Séminaire des Missions Etrangères le 21 septembre 1861
- Ordonné prêtre le 21 mai 1864
- Embarquement pour la Corée le 19 juillet 1864
- Arrivé en Mandchourie (Chine) le 28 octobre 1864
- Entré en Corée le 29 mai 1865
- Arrêté le 26 février 1866
- Décapité sur une plage au sud de Séoul le 8 mars 1866.
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|  Pensées de saint Just recueillies par sa mère | "La vie du missionnaire est conforme a la pauvreté de Jésus : il est plus pauvre que tous les autres religieux. Tandis que le chartreux sait que demain on lui donnera trois noix comme aujourd'hui, le missionnaire, mangeant son frugal repas, ne sait pas si le suivant est assuré, il ne l'aura peut-être pas ; il ne sait pas jusqu'où doivent s'étendre les privations qu'il subira; mais son cœur ne doit pas s'émouvoir, ni son esprit s'inquiéter. Il doit être prêt à mourir et à tout supporter. / . /
Les peines et les souffrances des missionnaires sont si grandes, que, sans un appel particulier de Dieu, on ne pourrait avoir la force d'embrasser une telle carrière. Il est impossible aux gens du monde de comprendre toutes les douleurs du cœur et du corps du missionnaire. Sa force lui vient directement de Jésus dont il imite la vie en presque tout. Il doit se rencontrer et il est certain qu'il se rencontre dans la vie du missionnaire des circonstances qui soient identiquement les mêmes que celles dans lesquelles s'est trouvé le Sauveur. C'est alors qu'il est bien important d'avoir présent à la pensée les trente années d'obscurité, les trois années de prédication et la Passion de Notre-Seigneur, afin de chercher à l'imiter le plus possible. Que doit faire l'homme chrétien sur la terre, sinon par charité se dévouer au bien du prochain ? Si j'avais connu quelque chose de mieux à faire, je l'aurais fait. Je suis missionnaire parce que je crois y avoir été appelé par Dieu, et parce que je crois que c'est la vie la plus parfaite. Je m'attends à beaucoup de peines et de traverses ; le diable est bien mécontent, j'en sais quelque chose, mais je sais qu'il faut la lutte pour vaincre ; je lutterai et avec la grâce de Dieu je réussirai. Je ne veux demander ni ceci ni cela; on m'enverra où on voudra ; Dieu est partout et ses ennemis également, partout donc il y aura du travail pour moi. J'ai renoncé à tout ce qui est de la terre pour être plus libre de servir Dieu uniquement ; je veux encore lui sacrifier mon propre sens, ma volonté, pour m'assurer son assistance. Rien de ce qu'on donne à Dieu n'est perdu ; la plus légère mortification, la prière fervente la plus courte, tout se retrouvera un jour. / . /
La vocation du missionnaire a quelque chose de providentiel, on ne peut pas impunément résister à l'appel de Dieu dans cette voie. Car il y a parmi les infidèles des âmes innocentes que Dieu ne veut pas laisser périr et auxquelles il doit en quelque sorte le secours. Le missionnaire peut leur être promis, elles en ont besoin, elles l'attendent pour recevoir la lumière divine ; il faut donc de toute nécessité que le moyen choisi pas la Providence ne fasse pas défaut, une seule âme déjà rachetée pas le sang du Sauveur ne peut pas être privée du bénéfice de sa Passion et l'apôtre doit y ajouter la sienne s'il le faut, pour que les souffrances de la Croix ne soient pas vaines."
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|  Bibliographie | Monseigneur d'HULST - Vie de Just de Bretenières - Poussielgue - 1888 C. APPERT - Pour la foi ... Just de Bretenières - Vitte - 1910 L. BOCAT - (abrégé du précédent) - Paris - 1951 L. COLLIN - Just de Bretenières - Paris - 1934 M.E.P. - Lumière sur la Corée - M.E.P. - Les 103 martyrs - Fayart - 1984 J. BOYER - En Corée - Hachette - 1983 Li OGG - Histoire de la Corée - Que sais-je - 1981 ETIEMBLE - Confucius - Idées-Gallimard - 1956 J. SANGBEAE RI - Confucius et Jésus Christ - Beauchesne - 1979
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