Présentation Générale du Missel Romain
(3e édition typique 2002)
(Texte agréé par les Conférences
épiscopales francophones d’Afrique du Nord, de Belgique, du Canada, de France,
de Suisse, l’Archevêque du Luxembourg et approuvé par la Congrégation pour le Culte
divin et la Discipline des Sacrements les 2 mai 2006 et 11 juillet 2007)
Les gestes et les attitudes du corps
42. Les gestes et les attitudes du corps, tant
ceux du prêtre, du diacre ou des ministres, que ceux du peuple doivent viser à
ce que toute la célébration manifeste une belle et noble simplicité, que soit
perçue toute la vraie signification de ses diverses parties et que soit
favorisée la participation de tous [16]. On devra donc être attentif
aux normes de cette Présentation générale
et à la pratique reçue du rite romain ainsi qu’au bien commun spirituel du
peuple de Dieu, plutôt qu’à ses goûts personnels et à son propre jugement.
Les attitudes communes à
observer par tous les participants sont un signe de l’unité des membres de la
communauté chrétienne rassemblée dans la sainte liturgie ; en effet, elles
expriment et développent l’esprit et la sensibilité des participants.
43. Les fidèles se tiendront debout
depuis le début du chant d’entrée, ou quand le prêtre se rend à l’autel, jusqu’à
la prière d’ouverture (Collecte) inclusivement ; au chant de l’Alléluia avant l’Évangile ; pendant la
proclamation de l’Évangile ; pendant la profession de foi et la Prière
universelle ; et depuis l’invitation Orate fratres (Prions ensemble) avant la prière sur les
offrandes jusqu’à la fin de la messe, excepté ce que l’on va dire.
Ils seront assis pendant les
lectures qui précèdent l’Évangile et le psaume responsorial
; à l’homélie et pendant la préparation des dons pour l’offertoire ; et, si on
le juge bon, pendant qu’on observe un temps de silence sacré après la Communion.
Ils s’agenouilleront pour la
consécration, à moins que leur état de santé, l’exiguïté des lieux ou le grand
nombre des participants ou d’autres justes raisons ne s’y opposent. Ceux qui ne
s’agenouillent pas pour la consécration feront une inclination profonde pendant
que le prêtre fait la génuflexion après la consécration.
Il appartient toutefois à
la Conférence des évêques d’adapter les gestes et les attitudes décrits dans l’Ordinaire de la messe à la mentalité
et aux justes traditions des peuples, selon la norme du droit [17].
On veillera cependant à ce qu’ils correspondent au sens et au caractère des
différentes parties de la célébration. Là où il est de coutume que le peuple
demeure à genoux depuis la fin du Sanctus
jusqu’à la fin de la Prière eucharistique, et avant la communion quand le
prêtre dit Ecce Agnus Dei (Voici
l’Agneau de Dieu), il sera bon de conserver cette coutume.
Pour obtenir des attitudes
et des gestes communs au cours d’une même célébration, les fidèles suivront les
monitions du diacre, ou d’un autre ministre laïc, ou du prêtre, selon les
indications du Missel.
44. Parmi les gestes, on compte aussi les actions
et les processions quand le prêtre, avec le diacre et les ministres, se rend à
l’autel ; quand le diacre porte à l’ambon l’Evangéliaire ou le Livre des évangiles
avant la proclamation de l’Evangile ; quand les fidèles apportent les dons et
s’approchent pour la communion. Il convient que ces actions et processions se déroulent
avec beauté, tandis qu’on exécute les chants appropriés, selon les normes
fixées pour chacune.
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[16] Cf.Const. lit., art. 30, 34 ; cf. aussi art. 21.
[17] Cf. ibid.
n. 40 ; cf. Cong. Pour le culte divin
et la Discipline des Sacrements, Instr. Varietates legitimae :
DC (1994), n. 2093, p. 435-446.
© A.E.L.F. Paris
2008